jeudi 11 mars 2004

Hundred Reasons - Shatterproof Is Not A Challenge

Deuxième album pour un des premiers représentants emo britanniques, depuis rejoints par, entre autres, Hell Is For Heroes ou Funeral For A Friend, SINAC s'inscrit comme un deuxième album classique : ressemble au premier, en mieux. Les compos sont très solides, bien jouées, pas de problème à ce niveau-là. Mais HR souffre un peu d'un son assez poli, beaucoup moins énergique que FFAF ; et aussi d'une voix particulière mais assez fluette pour ce genre de musique. Mais au moins, on ne pourra pas dire que HR ne tente pas d'apporter de la variété dans un mouvement généralement assez cloisonné.

La conclusion est un peu difficile : il n'y a pas grand chose à reprocher à cet album, mais ceci dit, on dirait qu'il manque quelque chose, que le groupe se trouve entre deux eaux, entre, par exemple, Idlewild et Thrice, sans jamais arriver à leur niveau. Chapeau pour avoir sorti un single de moins de deux minutes, ceci dit (The Great Test).

The Von Bondies - Pawn Shoppe Heart

Les Von Bondies ont défrayé la chronique récemment suite à une altercation qui a vu Jack White (White Stripes) violemment attaquer leur chanteur Jason Stollsteimer. La raison derrière tout cela est peu claire et les opinons divergent. En tout cas, ça a permis aux Von Bondies d'avoir une couverture médiatique intéressante, pour cet album, leur deuxième mais le premier pour une major. Et le groupe a bien évolué. Leur premier opus, Lack Of Communication, était un disque très Detroit garage, produit pour 10$ (par Jack White...) et viscéralement rock n'roll. Celui ci conserve l'énergie et les influences, tout en rajoutant un vrai son, une vraie production et des compos très solides. Musicalement, on est toujours proche d'un blues rock n'roll maintenant mâtiné d'un glam de meilleur effet. Très solide dans son ensemble, l'album se démarque par ses thèmes (avec tant d'ennemis, ce qui est arrivé à Jason n'est pas foncièrement étonnant), ses backing vocals (Carrie et Marcie, bassiste et guitariste, qui font immanquablement penser aux Breeders - elles assurent en plus les voix principales sur certains morceaux), et son single principal, C'Mon C'Mon, candidat sérieux au titre de single de l'année. Bon ok, c'est quand même fort rétro, mais bon, il serait très mal venu de leur jeter la pierre, eux ne plagient pas Blondie et Television à chaque ligne de basse.

Superbe évolution, formidable album, qui devrait, en toute logique, faire rougir les Stripes, peut-être pas de honte, mais d'envie.

Hundred Reasons - Shatterproof Is Not A Challenge

Deuxième album pour un des premiers représentants emo britanniques, depuis rejoints par, entre autres, Hell Is For Heroes ou Funeral For A Friend, SINAC s'inscrit comme un deuxième album classique : ressemble au premier, en mieux. Les compos sont très solides, bien jouées, pas de problème à ce niveau-là. Mais HR souffre un peu d'un son assez poli, beaucoup moins énergique que FFAF ; et aussi d'une voix particulière mais assez fluette pour ce genre de musique. Mais au moins, on ne pourra pas dire que HR ne tente pas d'apporter de la variété dans un mouvement généralement assez cloisonné.

La conclusion est un peu difficile : il n'y a pas grand chose à reprocher à cet album, mais ceci dit, on dirait qu'il manque quelque chose, que le groupe se trouve entre deux eaux, entre, par exemple, Idlewild et Thrice, sans jamais arriver à leur niveau. Chapeau pour avoir sorti un single de moins de deux minutes, ceci dit (The Great Test).

The Von Bondies - Pawn Shoppe Heart

Les Von Bondies ont défrayé la chronique récemment suite à une altercation qui a vu Jack White (White Stripes) violemment attaquer leur chanteur Jason Stollsteimer. La raison derrière tout cela est peu claire et les opinons divergent. En tout cas, ça a permis aux Von Bondies d'avoir une couverture médiatique intéressante, pour cet album, leur deuxième mais le premier pour une major. Et le groupe a bien évolué. Leur premier opus, Lack Of Communication, était un disque très Detroit garage, produit pour 10$ (par Jack White...) et viscéralement rock n'roll. Celui ci conserve l'énergie et les influences, tout en rajoutant un vrai son, une vraie production et des compos très solides. Musicalement, on est toujours proche d'un blues rock n'roll maintenant mâtiné d'un glam de meilleur effet. Très solide dans son ensemble, l'album se démarque par ses thèmes (avec tant d'ennemis, ce qui est arrivé à Jason n'est pas foncièrement étonnant), ses backing vocals (Carrie et Marcie, bassiste et guitariste, qui font immanquablement penser aux Breeders - elles assurent en plus les voix principales sur certains morceaux), et son single principal, C'Mon C'Mon, candidat sérieux au titre de single de l'année. Bon ok, c'est quand même fort rétro, mais bon, il serait très mal venu de leur jeter la pierre, eux ne plagient pas Blondie et Television à chaque ligne de basse.

Superbe évolution, formidable album, qui devrait, en toute logique, faire rougir les Stripes, peut-être pas de honte, mais d'envie.