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mardi 2 octobre 2007

Babyshambles - Shotter's Nation

Pete Doherty est toujours là. Pour payer son crack, pour assurer sa légende, l'un ou/et l'autre. Shotter's Nation est vu comme son retour en force, sa première déclaration publique post-Kate Moss, post-30% de la surface totale des tabloïds. Il est vrai qu'il a cette fois opté pour un vrai producteur (Stephen Street remplaçant le navrant Mick Jones) et raccourci l'album : 20 minutes en moins que Down In Albion, et 100% en moins de reggaeman taulard.

De fait, le son est très différent. Le groupe joue en même temps, et en rythme, rien de moins. Bon, Doherty ne sait toujours pas trop chanter, mais cela n'a pas empêché le grand frère Gallagher de sortir quelques hits. De plus, j'aimerais vous y voir, chanter avec la capacité pulmonaire de Doherty. Delivery, single et premier grand moment de l'album, sort tout droit de l'héritage pop anglais, avec une intro très Jam, et des paroles explicitant l'optique prise par Doherty ("This song might deliver me / From the harshness of misery"). Shotter's Nation permet aussi d'enfin prouver le fait qu'il est capable d'écrire de grandes et belles mélodies, comme Unbilotitled ou Unstookietitled.

Maintenant, même si l'album est amplement supérieur à son prédécesseur, on peu quand même froncer les sourcils à quelques reprises : les paroles de Doherty ressemblent plus au journal intime d'un trentenaire râleur qu'à la poésie dont il nous avait habitué, et son groupe, même si Street le maîtrise bien, n'est pas aussi bon que The Libertines, où la section rythmique était impeccable. Heureusement, Doherty a soigné ses compositions, ce qui permet de ne pas trop s'ennuyer : le sentiment de similitude craint n'arrive pas, grâce notamment à quelques éclairs de génie. Dans cette catégorie, on peut retrouver les passages pied au plancher de Side Of The Road, le très serré Crumb Begging, le jazzy There She Goes ou la ligne de basse Motown funky de French Dog Blues, malheureusement à la recherche du morceau qui va avec, problème récurrent d'un disque encore trop égocentrique.

Bert Jansch contribue au dernier morceau, superbe complainte acoustique qui conclut un album encourageant, même si encore clairement imparfait. Alors, qu'attendre de Doherty? Si on tient cet album en compte, difficile à dire. Il a prouvé qu'il savait faire mieux que Down In Albion, mais pas beaucoup mieux, en tout cas pas au point de justifier sa réputation. Il faut se rendre à l'évidence : le premier album des Libertines ne sera pas égalé, ni par Doherty, ni par Dirty Pretty Things. Une reformation, sans doute tôt ou tard inévitable, fera peut-être l'affaire, mais on peut en douter. Allez, did you see the stylish kids in the riot...

Babyshambles - Shotter's Nation

Pete Doherty est toujours là. Pour payer son crack, pour assurer sa légende, l'un ou/et l'autre. Shotter's Nation est vu comme son retour en force, sa première déclaration publique post-Kate Moss, post-30% de la surface totale des tabloïds. Il est vrai qu'il a cette fois opté pour un vrai producteur (Stephen Street remplaçant le navrant Mick Jones) et raccourci l'album : 20 minutes en moins que Down In Albion, et 100% en moins de reggaeman taulard.

De fait, le son est très différent. Le groupe joue en même temps, et en rythme, rien de moins. Bon, Doherty ne sait toujours pas trop chanter, mais cela n'a pas empêché le grand frère Gallagher de sortir quelques hits. De plus, j'aimerais vous y voir, chanter avec la capacité pulmonaire de Doherty. Delivery, single et premier grand moment de l'album, sort tout droit de l'héritage pop anglais, avec une intro très Jam, et des paroles explicitant l'optique prise par Doherty ("This song might deliver me / From the harshness of misery"). Shotter's Nation permet aussi d'enfin prouver le fait qu'il est capable d'écrire de grandes et belles mélodies, comme Unbilotitled ou Unstookietitled.

Maintenant, même si l'album est amplement supérieur à son prédécesseur, on peu quand même froncer les sourcils à quelques reprises : les paroles de Doherty ressemblent plus au journal intime d'un trentenaire râleur qu'à la poésie dont il nous avait habitué, et son groupe, même si Street le maîtrise bien, n'est pas aussi bon que The Libertines, où la section rythmique était impeccable. Heureusement, Doherty a soigné ses compositions, ce qui permet de ne pas trop s'ennuyer : le sentiment de similitude craint n'arrive pas, grâce notamment à quelques éclairs de génie. Dans cette catégorie, on peut retrouver les passages pied au plancher de Side Of The Road, le très serré Crumb Begging, le jazzy There She Goes ou la ligne de basse Motown funky de French Dog Blues, malheureusement à la recherche du morceau qui va avec, problème récurrent d'un disque encore trop égocentrique.

Bert Jansch contribue au dernier morceau, superbe complainte acoustique qui conclut un album encourageant, même si encore clairement imparfait. Alors, qu'attendre de Doherty? Si on tient cet album en compte, difficile à dire. Il a prouvé qu'il savait faire mieux que Down In Albion, mais pas beaucoup mieux, en tout cas pas au point de justifier sa réputation. Il faut se rendre à l'évidence : le premier album des Libertines ne sera pas égalé, ni par Doherty, ni par Dirty Pretty Things. Une reformation, sans doute tôt ou tard inévitable, fera peut-être l'affaire, mais on peut en douter. Allez, did you see the stylish kids in the riot...

mercredi 7 décembre 2005

Babyshambles - Down In Albion

Cet article ne comprendra pas : de jeux de mots avec les mots poudre, blanche, ligne, Kate, Pete, ...

Cet article comprendra : une critique d’un album bien meilleur qu’on aurait pu le croire.


La suite de l’article ici, sur pinkushion.com

mardi 6 décembre 2005

Babyshambles - Down In Albion

Cet article ne comprendra pas : de jeux de mots avec les mots poudre, blanche, ligne, Kate, Pete, ...

Cet article comprendra : une critique d’un album bien meilleur qu’on aurait pu le croire.


La suite de l’article ici, sur pinkushion.com

mardi 30 août 2005

Babyshambles - Fuck Forever EP

Moins on parle de la vie privée de Pete Doherty, mieux c’est. Mais quand il annule à la dernière seconde son concert au Pukkelpop tout en jouant les festivals avant et après celui-là, c’est quand même pas très pro.

Fuck Forever est un taster de l’album de Baby Shambles, qui est censé montrer au monde que le meilleur songwriter des Libertines, c’était lui.

Le morceau éponyme est évidemment très brouillon, mais plein de bonnes intentions, même si ce n’est pas vraiment la meilleure version. La terreur Mick Jones, guitariste de génie au sein des Clash mais producteur incompétent, a encore frappé. Que les choses soient claires, je n’ai absolument rien contre un album qui sonne pur, dur et vrai, bien au contraire. Up The Bracket est un putain de bon album, et il sonne comme s’il avait été enregistré dans un garage. Avec la porte ouverte. Mais ici, ça va trop loin. Fuck Forever et Monkey Casion, ça va encore. Gang of Gin est assez subtil et agréable, mais le réenregistrement de Babyshambles ne ressemble à rien, si ce n’est à son auteur, un énorme gâchis.

J’espère toujours que l’album sera meilleur que tout ça, mais quand on compare les version « finies » aux démos offertes par Pete sur son site, on ne peut qu’être déçu. What a waster, what a fucking waster, he pissed it all up the wall….

Babyshambles - Fuck Forever EP

Moins on parle de la vie privée de Pete Doherty, mieux c’est. Mais quand il annule à la dernière seconde son concert au Pukkelpop tout en jouant les festivals avant et après celui-là, c’est quand même pas très pro.

Fuck Forever est un taster de l’album de Baby Shambles, qui est censé montrer au monde que le meilleur songwriter des Libertines, c’était lui.

Le morceau éponyme est évidemment très brouillon, mais plein de bonnes intentions, même si ce n’est pas vraiment la meilleure version. La terreur Mick Jones, guitariste de génie au sein des Clash mais producteur incompétent, a encore frappé. Que les choses soient claires, je n’ai absolument rien contre un album qui sonne pur, dur et vrai, bien au contraire. Up The Bracket est un putain de bon album, et il sonne comme s’il avait été enregistré dans un garage. Avec la porte ouverte. Mais ici, ça va trop loin. Fuck Forever et Monkey Casion, ça va encore. Gang of Gin est assez subtil et agréable, mais le réenregistrement de Babyshambles ne ressemble à rien, si ce n’est à son auteur, un énorme gâchis.

J’espère toujours que l’album sera meilleur que tout ça, mais quand on compare les version « finies » aux démos offertes par Pete sur son site, on ne peut qu’être déçu. What a waster, what a fucking waster, he pissed it all up the wall….