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samedi 11 septembre 2010

Jonah Matranga feat. Everyone

J'ai déjà parlé quelques fois de Jonah Matranga, que ce soit pour son excellent album solo And ou pour le premier album de Far en douze ans. J'aurais pu aussi, dans le cadre de la série "marketing 2.0", mentionner la vente directe de son art et produits dérivés, à prix maîtrisé par l'acheteur, grâce à un système d'échelle qui propose quatre prix différents pour le même objet, selon les moyens dont l'acheteur dispose. Pour la petite histoire, il l'avait fait avant Radiohead et Trent Reznor.


Jonah a cette fois été encore un peu plus loin avec son nouvel album solo, You're All Those Things and Then You're None.


Les versions de l'album sont relativement classiques, du moins depuis que les artistes ajoutent plus ou moins n'importe quoi pour vendre leur brol, de la classique édition limitée/DVD/machin à la boîte en forme de Texas avec flasque (Pantera, qui d'autre) en passant par le Golden Ticket pour toute une tournée (Helmet) ou encore un peu tout et n'importe quoi, merci Josh Freese.



Matranga propose donc une demi-douzaine de packages, allant du cd/download avec ou sans vinyl/tshirt, avec les éditions plus chères ajoutant un enregistrement unique par Matranga d'un de ses morceaux au choix , la co-composition et enregistrement d'un album voire carrément un concert privé n'importe où sur Terre (4100$ quand même + 1000$ hors Amérique du Nord).


Mais plus que les moyens trouvés par un inventif Matranga, c'est le concept de l'album qui intrigue, en effet, YATTATYN sortira en plusieurs versions évolutives, comme le serait un programme informatique.


La version 1.0 est sortie, et se compose juste de dix morceaux chantés et joués acoustiquement par Matranga. A partir de là, Matranga a demandé à ses fans et suiveurs d'en faire plus ou moins n'importe quoi. Voix, parties de guitares, basse, cordes, percussions, en gros, on peut lui envoyer ce qu'on veut, selon quelques indications se trouvant sur son site. Matranga peut alors habiller les squelettes de ses morceaux de musiques envoyées par plus ou moins n'importe qui dans le monde. Lorsque les morceaux seront plus complets, il sortira une version 2.0, qui pourra aussi évoluer par la suite, selon les contributions futures.


Comme concept original, c'est assez bien trouvé. Pour en savoir plus, acheter l'album et savoir comment participer (il est toujours temps), allez jeter un coup d'oeil sur son site. Je reparlerai de l'album lorsque la version 2.0 sera sortie, vu que les morceaux dispo à ce jour ne sont finalement que des démos. Dont certaines sont très prometteuses, et déjà excellentes telles quelles.

mercredi 12 septembre 2007

Jonah Matranga - And

Jonah Matranga est l'exemple parfait d'un artiste dont le nom, peu connu du grand public, provoque le respect et la révérence de ceux qui le connaissent. Pionnier de l'emocore début des années 90 avec Far, il évolua petit à petit dans un registre solo plus acoustique, sous l'alias onelinedrawing, et maintenant sous son nom, se rapprochant plus d'Elliott Smith que de son compère Chino Moreno.

And, son premier album solo en tant que Jonah Matranga, est assez varié mais reste assez introverti, et éloigné des proccupations nettement plus bruyantes de ses anciens groupes Far ou Gratitude. So Long, qui entame l'album, peut en effet faire passer à Elliott Smith. Mélodie simple, accompagnement discret et efficace, paroles très poétiques et personnelles. Et tout comme le très regretté Elliott, il possède ce petit quelque chose capable de transcender un simple morceau, en faire une pièce émotionnelle et poignante, comme on le verra un peu plus loin. Heureusement, il ne sombre pas dans la noirceur et le désespoir : musicalement et thématiquement, certains morceaux portent une bonne dose d'optimisme, comme le très touchant Get It Right, ou le carrément upbeat I Want You to Be My Witness. Ceci dit, Matranga peut faire dans le morose, tout en restant profondément touchant : Every Mistake comprend un bonne dose de mélancolie, portée par quelques cordes et un orgue Hammond, I Can't Read Yr Mind est délicieusement suranné, tandis que You Always Said You Hated San Francisco le voit promener sa voix sur la code raide. Puis, un peu plus loin, Matranga nous sort deux tubes indie potientiels, Waving Or Drowning et Not About A Girl Or Place, comme ça, au milieu de l'album, sans prévenir. Quel talent, mais quel talent étrange. Sans compter qu'il est aussi très doué pour les narrations, comme démontré dans le dernier morceau, Lost And Found.

And est éclatant. Oui, il peut sembler assez incohérent et part parfois dans tous les sens, mais il représente ce qu'est Jonah Matranga en 2007, un grand artiste, qui vient de sortir un grand album, fourmillant d'idées et surtout d'excellentes chansons. On ne peut qu'espérer qu'il continue sur cette voie pour qu'il nous apprte encore d'autres albums de cet acabit, et qui sait, connaître un certain succès commercial, réparant ainsi une grossière injustice.

Jonah Matranga - And

Jonah Matranga est l'exemple parfait d'un artiste dont le nom, peu connu du grand public, provoque le respect et la révérence de ceux qui le connaissent. Pionnier de l'emocore début des années 90 avec Far, il évolua petit à petit dans un registre solo plus acoustique, sous l'alias onelinedrawing, et maintenant sous son nom, se rapprochant plus d'Elliott Smith que de son compère Chino Moreno.

And, son premier album solo en tant que Jonah Matranga, est assez varié mais reste assez introverti, et éloigné des proccupations nettement plus bruyantes de ses anciens groupes Far ou Gratitude. So Long, qui entame l'album, peut en effet faire passer à Elliott Smith. Mélodie simple, accompagnement discret et efficace, paroles très poétiques et personnelles. Et tout comme le très regretté Elliott, il possède ce petit quelque chose capable de transcender un simple morceau, en faire une pièce émotionnelle et poignante, comme on le verra un peu plus loin. Heureusement, il ne sombre pas dans la noirceur et le désespoir : musicalement et thématiquement, certains morceaux portent une bonne dose d'optimisme, comme le très touchant Get It Right, ou le carrément upbeat I Want You to Be My Witness. Ceci dit, Matranga peut faire dans le morose, tout en restant profondément touchant : Every Mistake comprend un bonne dose de mélancolie, portée par quelques cordes et un orgue Hammond, I Can't Read Yr Mind est délicieusement suranné, tandis que You Always Said You Hated San Francisco le voit promener sa voix sur la code raide. Puis, un peu plus loin, Matranga nous sort deux tubes indie potientiels, Waving Or Drowning et Not About A Girl Or Place, comme ça, au milieu de l'album, sans prévenir. Quel talent, mais quel talent étrange. Sans compter qu'il est aussi très doué pour les narrations, comme démontré dans le dernier morceau, Lost And Found.

And est éclatant. Oui, il peut sembler assez incohérent et part parfois dans tous les sens, mais il représente ce qu'est Jonah Matranga en 2007, un grand artiste, qui vient de sortir un grand album, fourmillant d'idées et surtout d'excellentes chansons. On ne peut qu'espérer qu'il continue sur cette voie pour qu'il nous apprte encore d'autres albums de cet acabit, et qui sait, connaître un certain succès commercial, réparant ainsi une grossière injustice.