vendredi 28 janvier 2005

LCD Soundsystem - LCD Soundsystem

James Murphy s'est fait un nom ces dernières années, pour plusieurs raisons. Tout d'abord comme producteur/instigateur (DFA Productions) de l'ephémère mouvement punk-funk new-yorkais (Radio 4, The Rapture, !!!), ensuite en sortant ses propres vinyls sous l'appellation LCD Soundsystem, et enfin en refusant l'utilisation du nom Death From Above au fantastique groupe canadien qui a été obligé de rajouter un disgracieux 1979 à son nom, et ça c'est déjà beaucoup moins bien.

LCD Soundsystem sort enfin son premier album (mixé par Andy Wallace), et dire qu'il était attendu est un euphémisme. Est-ce que James Murphy allait se cantonner à ce qu'il a contribué à créer, ou plutôt réinventer le genre? Et bien, finalement, la première surprise est que LCD Soundsystem sonne comme un album de groupe, et pas un projet électronique individuel. Même si le morceau d'ouverture, Daft Punk Is Playing At My House, sonne déjà comme un classique punk-funk, la principale qualité de l'album est sa variété, et son instrumentalisation. Certains passages sont assez calmes, d'autres plus rythmés, mais tout sonne très vrai, à l'opposé des productions contemporaines overcomputérisées. De la new wave old school, du funk (Disco Infiltrator), du rock à la Fall (Movement), une excellente ballade Pink Floydienne (avec solo de guitare!), le tout très bien exécuté. Bon, on retrouve quelques longueurs, mais on ne peut être que positivement surpris à l'écoute de l'évolution étonnante d'un groupe trop vite classifié comme "bêtement" électro. D'ailleurs, on retrouve assez peu de morceaux dansants sur l'album, mais les fans de la première heure pourront retrouver les extraits principaux des premiers singles (les paroles hilarantes de Losing My Edge, Give It Up (déjà) assez rock, deux versions de Yeah) sur un second disque additionnel.

Une bonne surprise, donc, dans un mois de février propice aux excellents albums de musique dite électronique.

jeudi 27 janvier 2005

LCD Soundsystem - LCD Soundsystem

James Murphy s'est fait un nom ces dernières années, pour plusieurs raisons. Tout d'abord comme producteur/instigateur (DFA Productions) de l'ephémère mouvement punk-funk new-yorkais (Radio 4, The Rapture, !!!), ensuite en sortant ses propres vinyls sous l'appellation LCD Soundsystem, et enfin en refusant l'utilisation du nom Death From Above au fantastique groupe canadien qui a été obligé de rajouter un disgracieux 1979 à son nom, et ça c'est déjà beaucoup moins bien.

LCD Soundsystem sort enfin son premier album (mixé par Andy Wallace), et dire qu'il était attendu est un euphémisme. Est-ce que James Murphy allait se cantonner à ce qu'il a contribué à créer, ou plutôt réinventer le genre? Et bien, finalement, la première surprise est que LCD Soundsystem sonne comme un album de groupe, et pas un projet électronique individuel. Même si le morceau d'ouverture, Daft Punk Is Playing At My House, sonne déjà comme un classique punk-funk, la principale qualité de l'album est sa variété, et son instrumentalisation. Certains passages sont assez calmes, d'autres plus rythmés, mais tout sonne très vrai, à l'opposé des productions contemporaines overcomputérisées. De la new wave old school, du funk (Disco Infiltrator), du rock à la Fall (Movement), une excellente ballade Pink Floydienne (avec solo de guitare!), le tout très bien exécuté. Bon, on retrouve quelques longueurs, mais on ne peut être que positivement surpris à l'écoute de l'évolution étonnante d'un groupe trop vite classifié comme "bêtement" électro. D'ailleurs, on retrouve assez peu de morceaux dansants sur l'album, mais les fans de la première heure pourront retrouver les extraits principaux des premiers singles (les paroles hilarantes de Losing My Edge, Give It Up (déjà) assez rock, deux versions de Yeah) sur un second disque additionnel.

Une bonne surprise, donc, dans un mois de février propice aux excellents albums de musique dite électronique.

mercredi 29 décembre 2004

Manic Street Preachers – The Holy Bible (10th Anniversary Edition)

Dernier article de cette année, mais non des moindres : The Holy Bible, des Manic Street Preachers est unanimement reconnu comme un des meilleurs album de la décénnie, et un des plus, disons, spéciaux . L'album ressort, dix ans après, en édition spéciale : deux CD et un DVD.

Tout d'abord, l'album en lui-même. On connaît le background particulier : c'est en effet leur dernier album avant que le second guitariste et parolier, Richey Edwards, disparaisse (on est toujours sans nouvelle de lui à ce jour, ce qui laisse évidemment présager le pire). Richey marque fortement THB de son empreinte. Les morceaux viennent tous de ses textes, auxquels se gravent ensuite la musique, arrangée et trafiquée pour qu'elle s'adapte au mètre particulier de Richey, ainsi qu'à ses thèmes très personnels (prostitution, holocauste, anorexie, suicide, littérature, politique, ...). Ce qui a produit des chansons très particulières, difficilement comparables à ce qui a déjà été fait, que ce ne soit qu'au niveau des titres (Of Walking Abortion, Archives of Pain, Ifwhiteamericatoldthetruthforonedayit'sworldwouldfallapart, 4st. 7lb.). Que les Manics aient continué leur carrière à trois dans le stadium rock (Everything Must Go), le n'importe quoi puéril (Know Your Enemy) et, cette année, la "pop élégiaque"- lisez ennuyeuse - avec Lifeblood, rend cet album encore plus incontournable, sans compter que dix ans après, il n'a pas pris une ride, bien au contraire.

Outre la version remasterisée, le coffret comprend aussi le mix américain (de Tom Lord-Alge), qui met plus en avant les instruments, gommant un peu l'aspect lo-fi de l'original. Même si ce n'est en aucun cas une trahison, cette version est assez anecdotique. Il est intéressant de dire que l'album n'est jamais sorti aux USA à ce jour, ce mix n'a donc jamais servi en dix ans, jusque maintenant. Les deux disques se terminent par des démos et morceaux live, de bonne qualité mais un peu répétitifs (parfois deux versions des mêmes morceaux). Enfin, le DVD comprend des prestations live TV et concert, avec ce même sentiment de répétition. On retrouve enfin des petits films et une interview rétrospective. Tout ça est très bien, mais on ne trouve rien de nouveau. Il est difficile à croire qu'il n'y aie pas quelques inédits à se mettre sous la dent, plutôt de des versions live, très bonnes, mais répétitives. Le seul morceau rare est Judge Yr'self (sur le DVD) mais il se trouvait déjà sur la compilation de faces B Lipstick Traces.

Ceci dit, la version remasterisée vaut le coup, et The Holy Bible reste un des albums percutants et incontournables des 90s.

mardi 28 décembre 2004

Manic Street Preachers - The Holy Bible (10th Anniversary Edition)

Dernier article de cette année, mais non des moindres : The Holy Bible, des Manic Street Preachers est unanimement reconnu comme un des meilleurs album de la décénnie, et un des plus, disons, spéciaux . L'album ressort, dix ans après, en édition spéciale : deux CD et un DVD.

Tout d'abord, l'album en lui-même. On connaît le background particulier : c'est en effet leur dernier album avant que le second guitariste et parolier, Richey Edwards, disparaisse (on est toujours sans nouvelle de lui à ce jour, ce qui laisse évidemment présager le pire). Richey marque fortement THB de son empreinte. Les morceaux viennent tous de ses textes, auxquels se gravent ensuite la musique, arrangée et trafiquée pour qu'elle s'adapte au mètre particulier de Richey, ainsi qu'à ses thèmes très personnels (prostitution, holocauste, anorexie, suicide, littérature, politique, ...). Ce qui a produit des chansons très particulières, difficilement comparables à ce qui a déjà été fait, que ce ne soit qu'au niveau des titres (Of Walking Abortion, Archives of Pain, Ifwhiteamericatoldthetruthforonedayit'sworldwouldfallapart, 4st. 7lb.). Que les Manics aient continué leur carrière à trois dans le stadium rock (Everything Must Go), le n'importe quoi puéril (Know Your Enemy) et, cette année, la "pop élégiaque"- lisez ennuyeuse - avec Lifeblood, rend cet album encore plus incontournable, sans compter que dix ans après, il n'a pas pris une ride, bien au contraire.

Outre la version remasterisée, le coffret comprend aussi le mix américain (de Tom Lord-Alge), qui met plus en avant les instruments, gommant un peu l'aspect lo-fi de l'original. Même si ce n'est en aucun cas une trahison, cette version est assez anecdotique. Il est intéressant de dire que l'album n'est jamais sorti aux USA à ce jour, ce mix n'a donc jamais servi en dix ans, jusque maintenant. Les deux disques se terminent par des démos et morceaux live, de bonne qualité mais un peu répétitifs (parfois deux versions des mêmes morceaux). Enfin, le DVD comprend des prestations live TV et concert, avec ce même sentiment de répétition. On retrouve enfin des petits films et une interview rétrospective. Tout ça est très bien, mais on ne trouve rien de nouveau. Il est difficile à croire qu'il n'y aie pas quelques inédits à se mettre sous la dent, plutôt de des versions live, très bonnes, mais répétitives. Le seul morceau rare est Judge Yr'self (sur le DVD) mais il se trouvait déjà sur la compilation de faces B Lipstick Traces.

Ceci dit, la version remasterisée vaut le coup, et The Holy Bible reste un des albums percutants et incontournables des 90s.