lundi 16 octobre 2006

Motörhead - Kiss of Death

C'est invraisemblable, et pourtant... 350 ans après leur premier album, Motörhead existe toujours (ce qui est déjà un exploit en soi), mais en plus continue à sortir de très bons albums, alors qu'ils pourraient bêtement se reposer sur leur passé (ou pire, devenir Metallica).

Kiss of Death, même si pas aussi percutant que le précédent, Inferno, reste tout à fait appréciable, surtout quand Motörhead se prend pour un jeune groupe de rock garage, et aligne les riffs imparables et les coups de double bass drums. Et puis, évidemment Lemmy, et sa voix inimitable. Motörhead montre ce qu'est le pur rock n roll, limite punk (Be My Baby, par exemple) mais tente parfois quelques petits écarts, comme l'étrange Kingdom of the Worm ou God Was Never on Your Side, qui commence avec une tranquille guitare acoustique avant, forcément, de dégénérer.


Lemmy résume tout, "You can't mess with Dr Rock". 'Nuff said.

Motörhead - Kiss of Death

C'est invraisemblable, et pourtant... 350 ans après leur premier album, Motörhead existe toujours (ce qui est déjà un exploit en soi), mais en plus continue à sortir de très bons albums, alors qu'ils pourraient bêtement se reposer sur leur passé (ou pire, devenir Metallica).

Kiss of Death, même si pas aussi percutant que le précédent, Inferno, reste tout à fait appréciable, surtout quand Motörhead se prend pour un jeune groupe de rock garage, et aligne les riffs imparables et les coups de double bass drums. Et puis, évidemment Lemmy, et sa voix inimitable. Motörhead montre ce qu'est le pur rock n roll, limite punk (Be My Baby, par exemple) mais tente parfois quelques petits écarts, comme l'étrange Kingdom of the Worm ou God Was Never on Your Side, qui commence avec une tranquille guitare acoustique avant, forcément, de dégénérer.


Lemmy résume tout, "You can't mess with Dr Rock". 'Nuff said.

vendredi 13 octobre 2006

Roddy Woomble - My Secret Is My Silence


Roddy Woomble est le chanteur du groupe écossais Idlewild, auteur de quatre albums partant du post-punk angulaire (Hope Is Important) au rock teinté de folk (Warning/Promises). Même si tout à fait excellent, leur dernier album manquait de punch, et c'est peut-être pour cela que Woomble a préféré prendre ses morceaux folk et sortir un album solo calme et tout à fait libre des riffs postgrunge comme on peut en trouver chez Idlewild.

Woomble suit plutôt le chemin de chanteurs folk traditionnels, ce qui rend l'écoute de cet album assez étonnante pour ceux (comme moi) qui n'ont pas vraiment l'habitude de ce milieu. Mais au fil de temps, on se prend d'affection pour la voix de Woomble (souvent comparée à Michael Stipe, mais tout de même fort personnelle). On retrouve donc, outre la guitare, de la harpe, des violons, un choeur, des voix féminines (la folkeuse Kate Rusby), voire des instruments traditionnels écossais (comme sur la gigue/chanson à boire et bien titrée Whiskeyface).

Les rapports avec Idlewild ne sont toutefois jamais bien loin, grâce à la voix, évidemment mais aussi au guitariste Rod Jones : Under My Breath aurait pu se trouver sur Warnings/Promises.

Roddy Woomble s'est donc facilement sorti du piège de l'album solo, et on peut espérer qu'il se soit ainsi libéré d'un poids qui rendra le nouvel Idlewild encore meilleur. Mais My Secret Is My Silence se suffit très bien à lui même.

Roddy Woomble - My Secret Is My Silence


Roddy Woomble est le chanteur du groupe écossais Idlewild, auteur de quatre albums partant du post-punk angulaire (Hope Is Important) au rock teinté de folk (Warning/Promises). Même si tout à fait excellent, leur dernier album manquait de punch, et c'est peut-être pour cela que Woomble a préféré prendre ses morceaux folk et sortir un album solo calme et tout à fait libre des riffs postgrunge comme on peut en trouver chez Idlewild.

Woomble suit plutôt le chemin de chanteurs folk traditionnels, ce qui rend l'écoute de cet album assez étonnante pour ceux (comme moi) qui n'ont pas vraiment l'habitude de ce milieu. Mais au fil de temps, on se prend d'affection pour la voix de Woomble (souvent comparée à Michael Stipe, mais tout de même fort personnelle). On retrouve donc, outre la guitare, de la harpe, des violons, un choeur, des voix féminines (la folkeuse Kate Rusby), voire des instruments traditionnels écossais (comme sur la gigue/chanson à boire et bien titrée Whiskeyface).

Les rapports avec Idlewild ne sont toutefois jamais bien loin, grâce à la voix, évidemment mais aussi au guitariste Rod Jones : Under My Breath aurait pu se trouver sur Warnings/Promises.

Roddy Woomble s'est donc facilement sorti du piège de l'album solo, et on peut espérer qu'il se soit ainsi libéré d'un poids qui rendra le nouvel Idlewild encore meilleur. Mais My Secret Is My Silence se suffit très bien à lui même.

mercredi 11 octobre 2006

Plan B - Who Needs Actions When You Got Words


Un type au physique relativement ordinaire (enfin, limite hooligan, mais bon), blanc, qui rappe relativement vulgairement. DING DING Voici le nouvel Eminem! Exact? Oui mais non. Clairement, Plan B (Ben Drew, 22 ans) a très certainement été inspiré par le style de Marshall Mathers, et par son indéniable talent à trouver des rimes assez intéressantes. Mais alors que les morceaux les plus connus d'Eminem sont basés sur ses gimmicks insupportables (à tel point qu'Eminem lui-même est malheureusement devenu un gimmick), Plan B veut montrer la réalité telle qu'elle est, aussi réel que possible. Ce qui s'entend dans le flow et les paroles de Plan B (même si, contrairement à Eminem, ses histoires ne sont pas censées être autobiographiques) mais aussi par la musique, parfois réduite à une simple guitare acoustique, et assez peu de trucs classiques de producteurs hip-hop.

On est donc dans le domaine du "for real", et ça s'entend tout de suite, avec l'accent East London à couper au couteau, à la vulgarité des paroles (par rapport au vocabulaire de B, Eminem est un prof de maternelle) mais aussi et surtout aux thèmes limites glauques (adolescentes enceintes, viol, avortement, violence, haine du beau-père, ...). Dans Mama, le narrateur exprime son immense amour pour sa mère, tout en désirant tuer son mec, accro au crack. Réminiscence d'Eminem ici aussi, sauf qu'au lieu des beats acérés de Dre, on a des riffs loopés de guitare acoustique.

L'album reste fidèle à ces différents thèmes, ce qui fatigue à la longue, mais permet de ne pas déforcer le propos. Le meilleur moment de l'album arrive vers la fin, avec No More Eatin', ou Plan B réveille l'esprit de Zack de la Rocha, et livre une prestation littéralement inoubliable de rage et de violence contenue.

Très bon premier album, certainement un des albums hip-hop les plus efficaces de l'année, et peut-être le plus vrai, à mille lieues des artifices de Pharrell et de la folie baroque d'OutKast. Il est vrai qu'il pâtit un peu des défauts du genre, mais on pardonnera, tout en attendant avec impatience l'évolution d'un jeune artiste très prometteur.

Plan B - Who Needs Actions When You Got Words


Un type au physique relativement ordinaire (enfin, limite hooligan, mais bon), blanc, qui rappe relativement vulgairement. DING DING Voici le nouvel Eminem! Exact? Oui mais non. Clairement, Plan B (Ben Drew, 22 ans) a très certainement été inspiré par le style de Marshall Mathers, et par son indéniable talent à trouver des rimes assez intéressantes. Mais alors que les morceaux les plus connus d'Eminem sont basés sur ses gimmicks insupportables (à tel point qu'Eminem lui-même est malheureusement devenu un gimmick), Plan B veut montrer la réalité telle qu'elle est, aussi réel que possible. Ce qui s'entend dans le flow et les paroles de Plan B (même si, contrairement à Eminem, ses histoires ne sont pas censées être autobiographiques) mais aussi par la musique, parfois réduite à une simple guitare acoustique, et assez peu de trucs classiques de producteurs hip-hop.

On est donc dans le domaine du "for real", et ça s'entend tout de suite, avec l'accent East London à couper au couteau, à la vulgarité des paroles (par rapport au vocabulaire de B, Eminem est un prof de maternelle) mais aussi et surtout aux thèmes limites glauques (adolescentes enceintes, viol, avortement, violence, haine du beau-père, ...). Dans Mama, le narrateur exprime son immense amour pour sa mère, tout en désirant tuer son mec, accro au crack. Réminiscence d'Eminem ici aussi, sauf qu'au lieu des beats acérés de Dre, on a des riffs loopés de guitare acoustique.

L'album reste fidèle à ces différents thèmes, ce qui fatigue à la longue, mais permet de ne pas déforcer le propos. Le meilleur moment de l'album arrive vers la fin, avec No More Eatin', ou Plan B réveille l'esprit de Zack de la Rocha, et livre une prestation littéralement inoubliable de rage et de violence contenue.

Très bon premier album, certainement un des albums hip-hop les plus efficaces de l'année, et peut-être le plus vrai, à mille lieues des artifices de Pharrell et de la folie baroque d'OutKast. Il est vrai qu'il pâtit un peu des défauts du genre, mais on pardonnera, tout en attendant avec impatience l'évolution d'un jeune artiste très prometteur.

Placebo - Placebo (1996)

C'est peut-être difficile à croire, mais il fut un temps au Placebo ne sortait pas des morceaux ennuyeux, des albums inutiles et des concerts moyens. Il fut un temps où Placebo ne vendait pas des albums par camions, où il n'était pas un des plus gros groupes d'Europe. Il fut un temps où Placebo était excellent.


Tout commença par cet album, qui, pour un premier album, est vraiment très bon. Son seul gros défaut était une production et un mixage assez mous, ce qui a été en grande partie résolu sur la toute nouvelle édition remasterisée.


Avant les duos avec Michael Stipe et les infâmes collaborations avec la sangsue d'Indochine, Brian Molko était un jeune homme méchamment enragé, qui questionnait le monde sur sa place sans celui-ci, son but, et évidemment son ambiguïté sexuelle (qui fait sourire quand on voit le Brian de 2006, père de famille modèle). De plus, sa voix n'avait pas encore acquis son caractère énervant, et au contraire participait à la rage des morceaux, brûlots punk tendance industrielle emmenés par des riffs assassins (Nancy Boy, sans doute toujours leur meilleur morceau, Bruise Pristine, Bionic), une basse bondissante et des petits emprunts par-ci par-là, comme le solo très Joey Santiago de 36 Degrees. Les morceaux plus calmes ne diminuent pas la qualité de l'album, comme l'excellent Lady of the Flowers.


J'ai moi-même été surpris de la qualité de cet album, fatigué de Placebo que je suis depuis quelques années. Je conseille donc la version remasterisée (avec quelques morceaux bonus assez anecdotiques et un DVD) ainsi le second album, celui de la consécration, Without You I'm Nothing. Ensuite, ça devient moins drôle.


Mais Placebo est un fantastique premier album, qui a très bien passé le test des dix ans. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde...

lundi 2 octobre 2006

Audioslave - Revelations


Un gros gâchis. Audioslave, soit Chris Cornell, ex-vocaliste de Soundgarden et les trois musiciens de feu Rage Against The Machine seront connus pour n'avoir jamais été qu'un gâchis, sortant trois albums indignes de leur talent et de leurs groupes précédents.
Un an à peine après le médiocre Out Of Exile, Revelations n'arrive pas vraiment à faire mieux. Cornell surchante et énerve, Tom Morello photocopie les effets sonores qu'il avait inventé pour Rage (oui, les regrets sont éternels. Zack, t'es où, gars?) alors que la section rythmique tient la baraque, mais ce n'est pas pour ça qu'on y rentrerait, dans la baraque.
Que dire d'autre? Que Cornell répète les refrains ad nauseam, comme s'il n'avait rien d'autre à dire, et qu'il faut carrément attendre le dernier morceau (Moth, fans de p2p) pour entendre quelque chose de valable.
Donc, les gars, reformez Soundgarden, Rage, Temple of the Dog (ça c'est une idée), ou partez en solo, mais arrêtez les frais. Merci.

Audioslave - Revelations


Un gros gâchis. Audioslave, soit Chris Cornell, ex-vocaliste de Soundgarden et les trois musiciens de feu Rage Against The Machine seront connus pour n'avoir jamais été qu'un gâchis, sortant trois albums indignes de leur talent et de leurs groupes précédents.
Un an à peine après le médiocre Out Of Exile, Revelations n'arrive pas vraiment à faire mieux. Cornell surchante et énerve, Tom Morello photocopie les effets sonores qu'il avait inventé pour Rage (oui, les regrets sont éternels. Zack, t'es où, gars?) alors que la section rythmique tient la baraque, mais ce n'est pas pour ça qu'on y rentrerait, dans la baraque.
Que dire d'autre? Que Cornell répète les refrains ad nauseam, comme s'il n'avait rien d'autre à dire, et qu'il faut carrément attendre le dernier morceau (Moth, fans de p2p) pour entendre quelque chose de valable.
Donc, les gars, reformez Soundgarden, Rage, Temple of the Dog (ça c'est une idée), ou partez en solo, mais arrêtez les frais. Merci.

dimanche 1 octobre 2006

Sonic Youth - Rather Ripped


Dernier album pour le légendaire label Geffen pour les non moins légendaires Sonic Youth, qu'on ne présente plus (ou si vous voulez, allez ici). Deux petites années après Sonic Nurse, Rather Ripped continue dans cette tendance qui voit le groupe s'essayer à des formats plus traditionnels, plus pop et moins avant-garde (la série SYR constituant leur plaine de jeux). En effet, la majorité des morceaux (écrits par Thurston Moore, mais chantés aussi par Kim Gordon) ont une qualité plutôt indie surannée, qui rappelle cette lointaine époque où l'on parlait encore de musique alternative (vous vous rappellez d'Alternative Nation, sur MTV, quand MTV passait encore des vidéos?).

Même si certains passages empruntent des chemins de traverses balisés par un mur du son très Youth, ils reviennent toujours à l'essentiel, à savoir les mélodies simples et efficaces, parfois même acoustiques. On peut alors remarquer facilement le grand talent et la maîtrise des musiciens, qui gèrent totalement et parfaitement l'espace sonore mis à leur disposition.

Excellent album, vraiment, et qui montre que même après une longue carrière, certains groupes pensent encore à la musique et à leur épanouissement plutôt qu'à l'argent facile gagné grâce à des albums sans cette identité (quoi, on remarque que j'écoute en ce moment le nouvel Audioslave, là?).

Les légendes ne meurent jamais.

Sonic Youth - Rather Ripped


Dernier album pour le légendaire label Geffen pour les non moins légendaires Sonic Youth, qu'on ne présente plus (ou si vous voulez, allez ici). Deux petites années après Sonic Nurse, Rather Ripped continue dans cette tendance qui voit le groupe s'essayer à des formats plus traditionnels, plus pop et moins avant-garde (la série SYR constituant leur plaine de jeux). En effet, la majorité des morceaux (écrits par Thurston Moore, mais chantés aussi par Kim Gordon) ont une qualité plutôt indie surannée, qui rappelle cette lointaine époque où l'on parlait encore de musique alternative (vous vous rappellez d'Alternative Nation, sur MTV, quand MTV passait encore des vidéos?).

Même si certains passages empruntent des chemins de traverses balisés par un mur du son très Youth, ils reviennent toujours à l'essentiel, à savoir les mélodies simples et efficaces, parfois même acoustiques. On peut alors remarquer facilement le grand talent et la maîtrise des musiciens, qui gèrent totalement et parfaitement l'espace sonore mis à leur disposition.

Excellent album, vraiment, et qui montre que même après une longue carrière, certains groupes pensent encore à la musique et à leur épanouissement plutôt qu'à l'argent facile gagné grâce à des albums sans cette identité (quoi, on remarque que j'écoute en ce moment le nouvel Audioslave, là?).

Les légendes ne meurent jamais.