lundi 7 juillet 2008

Stone Gods - Silver Spoons And Broken Bones



The Darkness. La blague n'a pas duré longtemps, mais elle était marrante. Emmené par le flamboyant Justin Hawkins, le groupe a tourné dans toute l'Europe et amusé pas mal de monde, avec leur glam-metal très second degré (enfin, je crois) et pantalons moule-couilles. La suite fut moins réjouissante : un second album pas terrible du tout, un frontman ingérable qui a fini par partir/se faire virer. Aux dernières nouvelles, Hawkins a formé un nouveau groupe (Hot Leg) après avoir échoué aux préselections anglaises de l'Eurovision (authentique, je e saurais pas inventer un truc pareil). Et Stone Gods dans tout ça? Stone Gods, c'est trois quarts de Darkness (le batteur Ed Graham, le guitariste Dan Hawkins et le bassiste ici passé chanteur Richie Edwards) et Toby McFarlaine (Thirteen/13, Graham Coxon). Moins Kiss mais tout aussi metal, voici leur premier album, Silver Spoons And Broken Bones.

Que peut-on rapidement en dire? Qu'Edwards chante assez bien, dans un registre nettement plus discret que Hawkins (et rappelant parfois Sebastian Bach, celui qui annonce la sortie de Chinese Democracy toutes les deux semaines), mais le contraire eût été impossible. Que pour un album metal assez classique, il se défend bien, touchant le glam, le heavy et des refrains à boire. Ils ne se prennent pas pour autant trop au sérieux : leurs morceaux s'appellent Don't Drink The Water ou You Brought A Knife To A Gunfight plutot que The Rime Of The Ancient Mariner. Ceci dit, ils s'inspirent assez souvent de la mauvaise partie des années 80. On peut tolérer le début, mais on fur et à mesure, on glisse très dangereusement en territoire Bon Jovi (Lazy Bones), et ça, c'est pas bon. De même, ne pas se prendre au sérieux c'est une chose, nommer le dernier titre de l'album Oh Whero My Beero une autre. Et je passe sur Knight Of The Living Dead. Ha ha.


On se retrouve face à un disque techniquement assez bon, ce qui avait permis à l'époque à The Darkness de s'élever du lot : oui, Justin Hawkins faisait ses conneries, mais derrière, les morceaux étaient très bons, et bien exécutés. Ils sont moins catchy ici, mais on voit que les musiciens savent ce qu'ils font, et le font bien. Maintenant, ils ne révolutionnent rien, et livrent assez simplement un album sympathique même si dispensable, sans génie, mais sans trop d'irritations épidermiques non plus. Les fans de Poison devraient aimer.

Stone Gods - Silver Spoons And Broken Bones

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The Darkness. La blague n'a pas duré longtemps, mais elle était marrante. Emmené par le flamboyant Justin Hawkins, le groupe a tourné dans toute l'Europe et amusé pas mal de monde, avec leur glam-metal très second degré (enfin, je crois) et pantalons moule-couilles. La suite fut moins réjouissante : un second album pas terrible du tout, un frontman ingérable qui a fini par partir/se faire virer. Aux dernières nouvelles, Hawkins a formé un nouveau groupe (Hot Leg) après avoir échoué aux préselections anglaises de l'Eurovision (authentique, je e saurais pas inventer un truc pareil). Et Stone Gods dans tout ça? Stone Gods, c'est trois quarts de Darkness (le batteur Ed Graham, le guitariste Dan Hawkins et le bassiste ici passé chanteur Richie Edwards) et Toby McFarlaine (Thirteen/13, Graham Coxon). Moins Kiss mais tout aussi metal, voici leur premier album, Silver Spoons And Broken Bones.

Que peut-on rapidement en dire? Qu'Edwards chante assez bien, dans un registre nettement plus discret que Hawkins (et rappelant parfois Sebastian Bach, celui qui annonce la sortie de Chinese Democracy toutes les deux semaines), mais le contraire eût été impossible. Que pour un album metal assez classique, il se défend bien, touchant le glam, le heavy et des refrains à boire. Ils ne se prennent pas pour autant trop au sérieux : leurs morceaux s'appellent Don't Drink The Water ou You Brought A Knife To A Gunfight plutot que The Rime Of The Ancient Mariner. Ceci dit, ils s'inspirent assez souvent de la mauvaise partie des années 80. On peut tolérer le début, mais on fur et à mesure, on glisse très dangereusement en territoire Bon Jovi (Lazy Bones), et ça, c'est pas bon. De même, ne pas se prendre au sérieux c'est une chose, nommer le dernier titre de l'album Oh Whero My Beero une autre. Et je passe sur Knight Of The Living Dead. Ha ha.

On se retrouve face à un disque techniquement assez bon, ce qui avait permis à l'époque à The Darkness de s'élever du lot : oui, Justin Hawkins faisait ses conneries, mais derrière, les morceaux étaient très bons, et bien exécutés. Ils sont moins catchy ici, mais on voit que les musiciens savent ce qu'ils font, et le font bien. Maintenant, ils ne révolutionnent rien, et livrent assez simplement un album sympathique même si dispensable, sans génie, mais sans trop d'irritations épidermiques non plus. Les fans de Poison devraient aimer.

mercredi 2 juillet 2008

The Subways - All Or Nothing


La question était posée lors de la sortie de leur premier album : qu'allait-il advenir des Subways après que le chanteur/guitariste Billy Lunn et la bassiste Charlotte Cooper se soient séparés. On a maintenant la réponse, plus impressionnante que prévu..

Un pas de géant a été franchi entre les deux albums. Le premier, éminemment sympathique mais assez bricolé, était produit par Ian Broudie, ex-Lightning Seeds ; celui-ci par Butch Vig, batteur de Garbage et producteur, entre autres, de Nevermind et Siamese Dream. On ne doit pas chercher midi à quatorze heures : Vig applique sa formule efficace, à défaut d'être magique : les morceaux sonnent très pro, les guitare et basse puissantes, et tout va très bien.
Tout va d'autant mieux que malgré les évidentes influences (Kalifornia rappelle la recette Nevermind, elle-même chipée aux Pixies), All Or Nothing sonne bien, du moins quand les attentes ne sont pas invraisemblables : The Subways n'allaient jamais révolutionner quoi que ce soit.

Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec un album punk-pop de bonne qualité, lorgnant parfois vers le côte plus hard du spectre (sans toutefois être comparable, à Kyuss ou Therapy?, comme un récent article typiquement dithyrambique du NME le laissait entendre). Non, les paroles ne volent pas très haut (pas vraiment le but), ça ne chante pas super bien non plus, mais on s'amuse bien, ce qui fait du bien, une fois de temps en temps. On regrettera peut-être le feeling plus intime et moins K-ROQ de Young For Eternity, mais ils ont voulu amplifier leur son, ce qui est assez légitime en soi, et tout à fait réussi.

Girls & Boys, All Or Nothing, Shake Shake et plein d'autres sont suffisamment mouvementés pour faire bouger les foules estivales, et c'était sans doute leur but. Parfois, les influences sont un poil trop évidentes, comme l'assez mauvaise imitation de Black Francis dans Turnaround, ou quelques sons vraiment trop Nirvaniens, mais cela leur donne un certain champ de manoeuvre pour un troisième album dans lequel ils devront trouver leur propre style.

Malgré l'américanisation peut-être excessive, on peut sourire en écoutant Move To Newlyn, où Billy Lunn pense retourner dans son bled natal, retrouver son cousin Ricky. C'est peut-être ce qui les fera perdurer, ces Subways : ils ne semblent pas trop se prendre au sérieux, et on souhaite qu'ils gardent la tête froide tout en continuant à produire des albums sympathiques, frais et agréables. Parfois, il n'en faut pas plus.

The Subways - All Or Nothing


La question était posée lors de la sortie de leur premier album : qu'allait-il advenir des Subways après que le chanteur/guitariste Billy Lunn et la bassiste Charlotte Cooper se soient séparés. On a maintenant la réponse, plus impressionnante que prévu..

Un pas de géant a été franchi entre les deux albums. Le premier, éminemment sympathique mais assez bricolé, était produit par Ian Broudie, ex-Lightning Seeds ; celui-ci par Butch Vig, batteur de Garbage et producteur, entre autres, de Nevermind et Siamese Dream. On ne doit pas chercher midi à quatorze heures : Vig applique sa formule efficace, à défaut d'être magique : les morceaux sonnent très pro, les guitare et basse puissantes, et tout va très bien.
Tout va d'autant mieux que malgré les évidentes influences (Kalifornia rappelle la recette Nevermind, elle-même chipée aux Pixies), All Or Nothing sonne bien, du moins quand les attentes ne sont pas invraisemblables : The Subways n'allaient jamais révolutionner quoi que ce soit.

Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec un album punk-pop de bonne qualité, lorgnant parfois vers le côte plus hard du spectre (sans toutefois être comparable, à Kyuss ou Therapy?, comme un récent article typiquement dithyrambique du NME le laissait entendre). Non, les paroles ne volent pas très haut (pas vraiment le but), ça ne chante pas super bien non plus, mais on s'amuse bien, ce qui fait du bien, une fois de temps en temps. On regrettera peut-être le feeling plus intime et moins K-ROQ de Young For Eternity, mais ils ont voulu amplifier leur son, ce qui est assez légitime en soi, et tout à fait réussi.

Girls & Boys, All Or Nothing, Shake Shake et plein d'autres sont suffisamment mouvementés pour faire bouger les foules estivales, et c'était sans doute leur but. Parfois, les influences sont un poil trop évidentes, comme l'assez mauvaise imitation de Black Francis dans Turnaround, ou quelques sons vraiment trop Nirvaniens, mais cela leur donne un certain champ de manoeuvre pour un troisième album dans lequel ils devront trouver leur propre style.

Malgré l'américanisation peut-être excessive, on peut sourire en écoutant Move To Newlyn, où Billy Lunn pense retourner dans son bled natal, retrouver son cousin Ricky. C'est peut-être ce qui les fera perdurer, ces Subways : ils ne semblent pas trop se prendre au sérieux, et on souhaite qu'ils gardent la tête froide tout en continuant à produire des albums sympathiques, frais et agréables. Parfois, il n'en faut pas plus.